Mon fils ne sera pas un prince

Mon fils ne sera pas un prince

4-prince
Crédit photo: Nadia Poirier

Vous savez, ces moments plein de bonnes volontés, quand un nouveau parent se promet d’absurdes idéologies? « Moi, mon enfant, je ne le ferai jamais garder » ou « mon fils ne mangera pas de la pizza comme la petite voisine ». Yeah, right.

Avec fiston, je l’ai souvent vécu (il ne mangera pas de fastfood avant ses six ans… La bonne blague!); ce désenchantement, cette culpabilité, puis cette résignation. « Ah puis merde. Demain, on fera mieux. »

Il y a tout de même quelques promesses que nous nous sommes faites, en tant que parents, qui sont plus importantes que le fast-food; des valeurs sociales à inculquer à l’héritier. Et l’une d’entre elles, bien qu’étrange au premier plan parce que c’est un p’tit gars de même pas 18 mois encore, est le féminisme.

Peut-être que féminisme est un grand mot pour une si petite personne. Simplifions donc son application; d’aussi loin que je pourrai contrôler les émissions et les films qu’écoutera garçon, nous éviterons ces princesses qui ne peuvent pas faire un pas sans demander de l’aide à un preux chevalier. Ces bonhommes du samedi matin sans un personnage féminin. Ces super-héros qui n’ont de féminin que leurs collants.

Je sais bien que l’influence de son entourage – la garderie, l’école, la petite voisine… – finira bien par déjouer nos sacro-saintes valeurs, mais j’espère avoir le temps de lui inculquer quelques notions d’ici-là. Par exemple, un homme peut aussi faire la vaisselle et porter du rose, et une femme peut secourir des gens et devenir plombier. J’ai l’espoir qu’il comprenne en grandissant que le sexe d’une personne ne définit en rien sa capacité à réaliser ses rêves.

Rien n’est impossible p’tit gars. Pour toi, comme pour la petite voisine.

Publicités
Des polices de caractères qui ont du caractère!

Des polices de caractères qui ont du caractère!

3-caracteres
Crédit photo: unsplash.com

La synesthésie est un phénomène neurologique par lequel deux ou plusieurs sens sont associés. Par exemple, […] les lettres de l’alphabet ou nombres peuvent être perçus colorés. […] Dans d’autres types de synesthésie, la musique et d’autres sons ainsi que les nombres, jours de la semaine et mois de l’année peuvent être perçus colorés, ayant une forme particulière ou une disposition spatiale particulière. Dans un autre type de synesthésie, appelé « synesthésie de personnification ordinale/linguistique », ces éléments évoquent des personnalités.

Wikipédia : Synesthésie

J’ai découvert que j’étais synesthète un peu par hasard. J’essayais d’expliquer à mon copain que les lettres de l’alphabet avaient une personnalité et un genre à mes yeux. Après un haussement de sourcil dubitatif, nous nous sommes empressés de Googler ce phénomène pour savoir s’il portait un nom. Après diverses recherches, lectures en ligne et dans des livres, j’ai remarqué que je donnais une personnalité, même un background à plusieurs éléments de la vie quotidienne, souvent aussi associés à des couleurs ou une position spatiale. Alors que la lettre A est orange, féminine, avec du leadership tout en ayant un petit côté maternel, le mois d’Avril est marabout, en SPM, et jaune. Octobre est un bonhomme brun rond, petit, rieur et enjoué, comme la lettre Q de l’alphabet. Bref, je déteste le mois d’avril – je ne sais trop pourquoi d’ailleurs! – mais j’adore le mois d’octobre. Allez savoir.

La synesthésie m’a aidé à travers mes études en graphiste (et toujours dans la vie professionnelle), mais m’a aussi beaucoup nuit. Je refusais d’utiliser une police de caractères dans un travail parce qu’elle m’insultait… Difficile d’expliquer cette lubie à un professeur.

Je me suis amusée à sélectionner trois polices, bien connues du monde du design (parfois trop!), et analyser leurs personnalités. Du moins, de mon point de vue!

3-1-comic
Crédit background: ll – deviantart

Difficile de passer à côté de la police la plus détestée – ou du moins, celle qu’on aime tant haïr, Comic Sans. Vous savez, celle qu’on retrouve inévitablement utilisée de manière inappropriée : pour afficher une toilette défectueuse dans une tour à bureau, pour interdire l’accès à une porte, pour rédiger une note à l’interne, pour agrémenter ses courriels professionnels… Bref, Comic Sans n’a pas sa place dans un milieu corporatif. Mashable en a d’ailleurs fait un portait, expliquant son origine : Comic Sans était une erreur.

Quand je vois cette police, je me l’imagine un peu honteuse, la tête baissée, désolée d’exister. Mais à chaque fois qu’on parle d’elle, elle ne peut s’empêcher de rougir, de rayonner, ne serait-ce qu’un bref instant. Pas trop, sinon on s’en moquera. Bref, le classique petit gros dans le fond de la cours d’école dont personne se souci, désormais. Parce que tsé, haïr le Comic Sans, ça fait tellement 2011…

3-2-lobster
Crédit photo: unsplash.com

Lobster, un autre de ces mal-aimés. Il ne me fait pas du tout penser à un homard, ni même à la plage, bizarrement. Il a plutôt la personnalité d’une wanna-be qui essaie trop. Une star montante qui se fait brûler les ailes trop rapidement.  Et qui essaie de renaître de ses cendres, sans grand succès. Un peu adolescente, Lobster, c’est la police par excellence de la carte de Noël pas vraiment réfléchie (guilty!). Son côté léché, ses belles courbes, ses empattements, son inclinaison, tout porte à croire qu’elle aurait pu avoir un meilleur succès avec cette mode au handwriting font.

Merci d’avoir essayé, Lobster!

3-3-times

Et pour finir, un couple. Tsé, le papa de la maisonnée, celui qui porte la moustache fièrement (ça reviendra à la mode un jour!), un peu bedonnant, cheveux poivre et sel? Ça, c’est Times New Roman. Quant à Arial, sa femme, c’est elle qui porte les pantalons à la maison. Elle se fait éclipser peu à peu par la jeune et jolie voisine, Calibri – celle-ci a la beauté, mais Arial s’en fout, elle a la sagesse de l’âge. Arial est snob, Times New Roman est papi gâteau, et Comic Sans est leur plus jeune, et Lobster leur grande ado.

C’est pour ça qu’on appelle ça une famille de caractères… Right?

Journal de bord

Journal de bord

Journal de bord
Crédit photo: unsplash.com

Bienvenue sur Biscuits à thé!

Designer graphique, je suis présentement intégratrice multimédia dans une compagnie dédiée au e-learning. Je suis mère d’un garçon d’un peu plus d’un an, maîtresse d’un berger allemand, et en couple avec un franco-canadien. Mon quotidien est donc parsemé de typographies, de couches lavables, de photos de chien et d’anecdotes sur le biculturalisme.

Ce petit blogue sans prétention se veut donc être un journal qui recense des anecdotes familiales, des projets graphiques, des découvertes culinaires, des projets photos, des tutoriels. En somme, un bref aperçu de la vie que je mène.

Bonne visite!